Quelles priorités écologiques pour 2020 ?

3 mars 2020

Pointe de Ker Bihan. La Trinité sur Mer.

L’écologie est aujourd’hui un thème crucial de la campagne des municipales. Souvent qualifié d’inefficace, le gouvernement est supplanté au niveau local par les maires qui mènent des actions environnementales concrètes dans leurs villages.

Dans le Morbihan, quatre maires candidats en mars ont conscience que l’écologie est essentielle. Argument de campagne ou réelle conviction, ces élus ont ouvert leurs bureaux afin d’expliquer les nouveautés mises en place depuis six ans et leurs priorités pour 2020. Continuer des projets entamés lors du dernier mandat ou proposer des nouveautés, les élus tombent d’accord sur certaines idées toute en ayant des points de divergence. Une certitude, ils souhaitent tous intensifier les mesures écologiques à l’aube d’un futur mandat, si bien sûr ils sont réélus.

En ce samedi matin à la Trinité-sur-Mer, un épais brouillard rend difficilement visibles les voiliers du célèbre port. Même si la météo n’est pas favorable, Jean François Guezet, maire depuis 2014, ne se lasse pas de la vue que lui offre son bureau à la mairie. Pour continuer d’apprécier ce panorama six ans de plus, il sait qu’il devra satisfaire les attentes des Trinitains, sensibles à l’écologie et à la préservation d’une nature remarquable.

Jean-François Guezet maire de la Trinité sur Mer depuis 2014.

« Pendant ce mandat nous nous sommes attaqués au renouvellement des équipements, notamment les salles municipales, la maison de la santé, la place du marché et d’autres projets sont prévus pour le futur mandat », souligne cet ancien cadre dans le réseau bancaire. Selon lui, les équipements sont primordiaux pour le bien-être des habitants et des visiteurs. Cependant, il a conscience que l’écologie est devenue la priorité. Désormais, il a pour objectif de « réduire les investissements dans les équipements et l’urbanisme pour favoriser le développement durable ».

Plusieurs projets ont déjà été mis en place et d’autres suivront dans un futur mandat. « On s’est attaqué à un éco pâturage de 2,5 hectares pour un berger et ses moutons sur la pointe de Ker Bihan. On a réussi à mettre ensemble l’association des habitants de la pointe et l’association de défense de la pointe pour mettre en place ce pâturage. Ce projet a un objectif économique et écologique. De plus, le berger est très content d’élargir son terrain de jeu ! » explique le maire, tout en annonçant qu’il souhaite étendre ce pâturage lors d’un potentiel second mandat.

Chaque jour, il faut nourrir les 90 enfants des deux écoles. Longtemps préparés à 70 kilomètres d’ici, les repas sont maintenant conçus dans les cuisines de l’école Saint-Michel de Carnac à 3,5 kilomètres. « On est à fond sur les circuits courts. La cuisine de Carnac travaille beaucoup avec des producteurs locaux. Je souhaite davantage développer ces circuits et même personnellement j’essaye de favoriser les producteurs du coin », indique le maire.

Il assure que ces premières démarches devront être suivies par d’autres dans une perspective écologique et environnementale.
M. Guezet annonce qu’il souhaite en finir avec le tout voiture : « On a déjà fait des concertations pour le stationnement. L’objectif à partir de 2020 sera de réduire le nombre de places de parking dans le bourg et de laisser les voitures à l’extérieur. »

À la Trinité-sur-Mer, les retraités et les personnes âgées représentent une part importante de la population. Le maire souhaite donc concilier environnement et service à la personne en proposant du transport à la demande pour ceux et celles qui ne peuvent plus conduire. « On a commandé un véhicule électrique qui sera financé par la publicité. Je compte sur des bénévoles pour le conduire de temps en temps », souligne M. Guezet. En revanche, il est assez réticent sur la généralisation de l’électrique à cause du recyclage des batteries. Il voit même plus loin : « Je suis attentif à l’hydrogène. J’ai des informations sur le groupe français « Air liquide » qui développe une filière hydrogène ! Probablement une des clés de l’avenir. Je serais même prêt en cours de mandat à expérimenter des véhicules à hydrogène », dévoile le maire avec un petit sourire.

La Trinité-sur-Mer, futur laboratoire d’expériences ? Une piste envisageable dans les années à venir ! Pour le moment, M. Guezet compte s’occuper des espaces naturels et d’un en particulier. « On commence à travailler sur un plan de lutte contre le baccharis, une plante invasive dans les marais salants. On va les nettoyer et les remettre en état. C’est un enjeu majeur pour ces espaces qui font le patrimoine de la commune », annonce-t-il.

En tant qu’ancien cadre du secteur bancaire, la finance lui est familière. Une compétence nécessaire lorsque l’on veut mener à bien des projets. « À partir de 2014, les dotations de l’État ont baissé. On a perdu de l’argent et il a fallu redresser les finances. J’ai donc augmenté les impôts locaux pour faire des économies. Maintenant on a des finances très saines, ce qui permettra d’investir dans l’écologie et les choses du quotidien », explique le maire avec fierté.

Pour mener à bien tous ces projets, le maire est prêt à laisser ses affinités politiques de côté et à s’entourer de gens d’horizons variés. Encarté chez Les Républicains, il se présente sans étiquette et compte bien miser sur une diversité de profils dans sa future équipe pour avancer. « C’est inconcevable pour moi d’avoir que des LR à la mairie. Je veux absolument de tout. Certains sont de gauche et ça me va très bien, du moment qu’on a les mêmes objectifs », confie-t-il.
Pour lui, les partis monolithiques sont terminés : « Comme à Paris ils ne comprennent rien, c’est à nous en tant que politiques de proximité de trouver les solutions. On est en première ligne de la politique et il ne suffit pas d’être partisan pour jouer un rôle. »

Il avoue que c’est grâce à son entourage que l’environnement est devenu une obligation : « Même si je ne souhaitais pas faire certaines choses, il y a une pression de ma famille, mes coéquipiers et une partie de la population. » Avec l’impulsion de ses proches et des communes voisines, certaines actions ont commencé à être mutualisées. « On a créé en coopération avec Carnac un réseau de transport. La Carnavette et le Trinibus font des trajets réguliers surtout l’été. Cela permet de réduire les coûts », annonce M. Guezet. Pour lui, la mutualisation est une des clés de la réussite dans les années à venir.

À Carnac, le maire a depuis 2014 pris conscience de l’enjeu majeur que représente l’écologie.

C’est une réelle conviction pour M. Olivier Lepick, maire sans étiquette qui se représente au mois de mars. Il explique que l’environnement et sa protection arriveront en première position pour 2020 : « Lors des prochaines municipales, l’environnement sera le cœur du réacteur. Je suis persuadé que développement et écologie sont totalement compatibles. » Il avance l’idée que notre planète ne peut pas supporter ce modèle de croissance exponentielle et infinie. Pour lui, c’est « un devoir et une conviction » de faire évoluer ce modèle.

Olivier Lepick maire de Carnac depuis 2014.

Concrètement, dès son arrivée à la mairie de Carnac il y a six ans, il a mis en place des réformes dont la première fut l’interdiction des pesticides, herbicides et fongicides sur le territoire de la commune. Depuis, de nombreux projets ont été mis en œuvre. Il explique qu’il a notamment créé des espaces sans tabac sur les plages et lancé un certain nombre d’initiatives pour faire de la commune une station zéro plastique : « On a incité les commerçants sur le marché à arrêter la distribution des sacs plastiques. On a également négocié avec les commerces et la grande distribution pour qu’il n’y ait plus de sacs plastiques distribués. »

Le maire accorde une grande importance aux espaces naturels. Cela va de pair avec ses projets pour la commune. Lors de la rénovation du boulevard de la plage, projet majeur du mandat en cours, il a augmenté de 35 % les espaces préservés afin de protéger les dunes et les zones humides. Les flux piétons ont fait l’objet d’un recentrage sur des parcours délimités.

Pour 2020, l’élu souhaite un programme écologique plus offensif, en continuité avec ce qu’il a déjà fait. Il veut être plus rapide que « la législation européenne ». « On continue les négociations pour que les plastiques à usage unique des pique-niques soient interdits dès cette année sur les plages. Ce n’est pas finalisé mais c’est quelque chose qui me tient à cœur », annonce-t-il avec détermination. Il faut tout de même rappeler que Carnac est la plus grosse station balnéaire du sud de la Bretagne. La population est multipliée par quinze l’été.

Dans ce sens, il souhaite mettre en place, un « plan Marshall » pour les circulations douces afin de favoriser les pistes cyclables et la piétonnisation de certaines zones. Ce projet a déjà été entamé au cours du premier mandat. En effet, les travaux sur le boulevard de la plage et le réaménagement du bourg, donnent la priorité aux vélos et aux piétons et réduisent par deux le nombre de places de stationnement. « Au niveau local, j’essaie de lutter contre les émissions de CO2, il faut trouver d’autres alternatives. Regardez aux Pays-Bas, ils font beaucoup de vélos ! », lance-t-il avec enthousiasme. Si la population est beaucoup plus importante l’été, le nombre de véhicules l’est aussi. M. Lepick assure que cela représente une pollution non négligeable : « J’ai clairement dit aux Carnacois que l’ère du tout voiture était terminée et que le temps aujourd’hui n’allait pas à l’expansion des zones qui leur sont réservées, mais au contraire à leur diminution au profit des circulations non émettrices de CO2. » Il veut faire de ce projet une priorité pour 2020.

Continuer ce qu’il a déjà entamé représente une grande partie de son programme pour 2020. Néanmoins, il compte bien lancer de nouveaux projets. Carnac est divisé en deux : Carnac ville et Carnac plage. Pour faciliter le déplacement des gens sur le front de mer, il souhaite mettre en place des navettes gratuites, toujours dans un objectif de réduction du nombre de voitures.

En matière d’environnement, M. le Maire souhaite lancer une « politique de l’arbre ». « On est confronté à la disparition de la couverture végétale à Carnac. Je souhaite donc faire des plantations massives pour remédier à ce problème », explique M. Lepick.
Il est personnellement touché par l’environnement d’où son investissement très important. « Il y a une prise de conscience mondiale et moi le premier. Quand j’étais gamin, il y avait des périodes de gel relativement importantes. Aujourd’hui il n’y a que trois à quatre jours de gelée maximum l’hiver, ce n’est pas normal », confie-t-il avec un ton inquiet.

Même si l’investissement est plus important que celui prévu par le maire de la Trinité-sur-Mer, il partage le même point de vue sur la politique nationale. « La politique écologique au niveau national est à la traîne. C’est pour cela qu’à notre niveau on essaye d’agir au maximum. Quand on sait que la France fait partie des principaux pays utilisateurs de pesticides, oui on est en retard ! », lance ce Carnacois énervé.
Il souhaiterait pouvoir inscrire l’écologie au cœur de toutes les politiques publiques de manière réfléchie et réaliste.

En période estivale, le maire doit faire face à 64 000 habitants. Les règles écologiques doivent être strictes afin de préserver l’environnement.

Les autres communes voisines, moins proches de la côte, sont aussi de plus en plus sensibles à l’écologie.

Erdeven, commune de 3 700 habitants, a récemment fait l’objet de réformes en faveur de l’environnement. Depuis son arrivée à la mairie il y a six ans, Dominique Riguidel, maire sans étiquette, a fait évoluer sa relation avec l’écologie. « Ma génération n’est pas née avec l’écologie. J’ai connu des années totalement prospères où on ne parlait pas encore de cela. J’ai donc eu besoin de m’entourer de personnes pour qui l’écologie était plus instinctive », avoue-t-il. Ses conseillers ont été nécessaires pour réfléchir et commencer à mettre en place des projets. Il compte bien s’entourer de plus de personnes impliquées dans l’écologie. Néanmoins, il explique qu’il ne veut pas d’écologistes trop « radicaux » : « On n’est pas assez rapide pour eux. On fait ce qu’on peut avec nos moyens, c’est déjà bien. »

Dominique Riguidel maire d’Erdeven depuis 2014.

Pendant son premier mandat, l’élu d’Erdeven a mis en place des nouveautés qui vont dans le sens de l’écologie. Certaines ont été appliquées récemment et seront renforcées dans le futur mandat. Premier des trois maires à avoir abordé le sujet de l’éclairage, il a arrêté les lampadaires la nuit et remplacé par des leds un tiers des 850 points lumineux de la commune. Il veut poursuivre cette démarche moins énergivore et plus économique pour 2020.

À un niveau plus large, la communauté de communes a mis en place une commission de gestion des déchets qui a bien sûr influencé ses orientations. « On essaie de limiter les déchets au niveau local notamment avec les deux écoles, en complément de l’intercommunalité », explique le maire. Comme à la Trinité-sur-Mer, il a mené des concertations afin de favoriser le bio et les circuits courts pour la cantine des deux écoles primaires. Un projet qui sera davantage soutenu lors d’un futur sextennat.

Des premières ambitions écologiques ont été concrétisées lors de ce premier mandat et l’élu compte poursuivre les efforts lors du prochain. « Je veux axer mes réflexions encore plus sur l’environnement à partir de 2020. De nombreux projets sont dans les tiroirs », affirme-t-il avec ambition.
Pour lui, cela passe déjà par la communication. Il déclare que la municipalité doit être un modèle pour ses habitants : « On veut changer les habitudes. Il y a toute une communication à faire sur les projets qui seront mis en œuvre. Il est nécessaire qu’on soit irréprochable et qu’on donne l’exemple à nos concitoyens. »

Le maire assure que chaque projet aura une contrainte environnementale. En matière d’écologie, une des priorités portera sur la réflexion autour de l’eau et la manière de l’économiser. « Dans le camping municipal et les toilettes publiques, on veut commencer à limiter la consommation d’eau en installant des robinets poussoirs », explique M. Riguidel. Cependant, il a un projet plus ambitieux : « On souhaite faire des forages pour aller chercher l’eau dans les nappes phréatiques. On va accentuer ça à partir de cette année », ajoute-t-il. L’objectif est de rendre la commune plus autonome et en même temps de faire des économies pour d’autres projets. Quant à l’éclairage public, parallèlement aux leds, il souhaite installer des points lumineux solaires et même des panneaux photovoltaïques sur l’école publique.

Le maire a conscience que la relation entre la population et les agriculteurs est un sujet central, notamment en ce qui concerne les produits phytosanitaires. « Il faut faire la balance entre les agriculteurs et les habitants au niveau des pesticides, c’est un enjeu majeur. Ici, nos agriculteurs font des efforts de leur côté en recherchant des produits de substitution », affirme-t-il. M. Riguidel annonce qu’il veut les soutenir dans ce sens, sans pour autant mettre en place des mesures restrictives : « Je ne compte pas faire de campagne pour arrêter les produits phytosanitaires. Je n’ai pas envie de faire le buzz comme à Langouët. » Conscient qu’il s’agit d’un dossier épineux, il ne souhaite pas se mettre les agriculteurs à dos, surtout à quelques jours d’une éventuelle réélection.
Il veut tout de même lancer deux projets au niveau de l’agriculture locale : la construction d’une ferme biologique et la mise en place d’un verger collectif où « tous les habitants et les enfants de la commune pourront s’en occuper ». « Ce sont deux projets qui sont dans les dossiers depuis quelque temps. Nous souhaitons par ce genre d’opération, axer la commune sur l’environnement et sensibiliser les gens à la protection de nos territoires », ajoute-t-il.

Le maire met en avant un certain « réalisme ». Pour lui, les écologistes radicaux sont trop utopistes : « Il y a beaucoup de contraintes qui ne sont pas prises en compte par les plus extrêmes, notamment la financiarisation des projets. » Il reste tout de même optimiste et considère, comme les maires de la Trinité-sur-Mer et Carnac, que c’est au niveau local que l’on fait bouger les choses. « Être maire c’est avoir une certaine autorité. Il faut s’en servir pour faire des projets, sans attendre ce qui peut se dire là-haut », explique le maire avec aplomb.

Une vision que ne partage pas totalement le maire de Crac’h, Jean-Loïc Bonnemains, en poste depuis 2008. Il pense que le national a quand même « un rôle important à jouer », notamment au niveau de l’agriculture et que c’est aux maires de « s’adapter ». Bien sûr, cela ne l’empêche pas de mener certains projets en autonomie.

Jean-Loïc Bonnemains, maire de Crac’h depuis 2008.

Il veut davantage tenir compte des contraintes écologiques dans tous les projets s’il est réélu pour un troisième mandat. « Dans chaque projet qu’on fera et qu’on a déjà commencé à faire, il y aura toujours un volet environnemental. Depuis 2014, l’écologie est devenue importante mais le sera encore plus à partir de 2020 », assure le maire. Pour lui aussi l’écologie n’est pas un détail et la politique municipale doit impérativement la prendre en compte. « Renforcer l’écologie dans tout ce que l’on prévoit est un argument de campagne qui jouera sur l’élection », avoue M. Bonnemains.

Crac’h est une commune très étendue avec des espaces naturels importants : deux rivières et plusieurs grandes forêts. La protection de ces espaces va de soi pour les habitants et le Conseil municipal. « Cela peut passer pour de l’écologie mais pour nous c’est naturel ! », explique le maire en souriant.
Il ajoute qu’un projet a vu le jour pour continuer de préserver les points d’eau : « On a créé une zone à enjeu sanitaire entre la rivière de Crac’h et la rivière d’Auray. Il s’agit de la mise aux normes de l’assainissement pour que les habitants aient un système correct et acceptable tout en préservant la qualité de l’eau des rivières. »

C’est davantage au niveau des constructions et des aménagements de la commune qu’il faut évoluer dans le bon sens. De 2008 à 2014, M. Bonnemains avoue que l’écologie n’était pas totalement intégrée dans le programme municipal même si l’idée était déjà là, notamment pour le chauffage des nouveaux bâtiments. « Les nouvelles constructions municipales sont chauffées avec des pompes à chaleur plus écologiques. Nous convertissons aussi celles dans les bâtiments déjà existants », assure-t-il.
En ce moment à l’entrée du village, un grand lotissement est en construction avec l’objectif de préserver au maximum les espaces naturels. Le maire avoue que des permis de construire sont parfois refusés pour les préserver. Les maisons seront équipées de pompes à chaleur et seront toutes exposées plein sud pour un éclairage naturel plus long.

Comme à Carnac, il a interdit les produits phytosanitaires au sein de la commune et souhaite mettre en place davantage de pistes cyclables, de chemins piétonniers dans les forêts et au bord des routes.

Dans son futur mandat, la priorité restera la transition énergétique. « On va continuer la conversion des chauffages. On commence aussi à réfléchir aux panneaux photovoltaïques », annonce le maire. Au niveau de l’éclairage public, M. Bonnemains est sur la même longueur d’onde que M. Riguidel en souhaitant favoriser les leds et changer les horaires d’allumage. Leurs avis convergent aussi sur les écologistes « radicaux ». « Ils sont souvent pressés alors qu’il ne faut pas oublier que tout cela a un coût. C’est un investissement et on n’a pas des budgets infinis », indique le maire avec un ton sérieux.

Ces quatre maires ont conscience que les habitants sont aujourd’hui plus sensibles à la préservation de l’environnement. Tout en ayant des similitudes en matière d’écologie, certains programmes sont plus ambitieux que d’autres. Il n’en reste pas moins qu’en 2020, l’écologie est un facteur clé pour une réélection.

 

Article réalisé par Maxime ASSEO.

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